Chapitre VIII
Infime pulsion déjà incessante au coeur de l'oeuf, du 140 à la minute, syllabes syncopées d'un oisillon tweetant en cadence son existence...
une fission fusion, une friction fiction intime qui se fit à contre-courant; transcendance de la descendance sur ce corps-à-corps singulier.
rencontre impromptue du minuscule élu parmi les millions, persévérant perçant enfin la coque géante prenant le fort de la coquille solitaire
plus pertinentes plus percutantes, tel cet uppercut dans le bas-ventre, l’annonce d’une présence inopinée, un alien débarquant de nulle part
Ennemi de l'heure, ennemi intérieur ennemi invisible propagande panique propagée dans la minute, éphémère nouvelle vite chassée par d'autres
lançant ses kamikazes au coeur des réacteurs, au coeur de l'horreur d'une contrée désertée immobilisée par la poussière radioactive.
déglinguant les quelques progrès technologiques les avancées contre-nature d'une science sans conscience se retournant contre l'homme hébété
Arythmie, fibrillation ventriculaire, cardiopathie d'une planète sociopathe secouant les archipels les plus puissants comme les plus démunis
de mutants numériques plogués dans leur nuage mais dégroundés désolidarisés de cette terre colérique qui se rappelle sporadiquement à eux...
présage prédateur prédicateur de cataclysme : une vie fauchée pour chaque volatile tombé, balistique holistique horoscope destroy d'un monde
Et puis il y eut cette funeste pluie d'oiseaux de malheur tombés du ciel en ce début d'année, largués par leurs ailes plombés par la gravité
tel un ange sur les ailes du désir se perdant au fil des conversations sans-fil, des réflexions sans fil d'un bel oiseau bleu qui se défile.
voltigeur spontané à la voix voilée, aux réflexions inflexions lascivement pensives, sorcier d'une science diffuse de sordides réminiscences
Ce furent ses rêves éveillés ces dérives ensoleillées qui prirent possession de ce roi des limbes démembré, électron électro libre et volage
au soir de sa vie il était devenu insomniaque, craignant de ne plus jamais se réveiller, de s'enfoncer, de fondre dans cette nuit sans fond.
Dérive lunatique par une nuit sans lune, thématique archi-usée d'une âme lunaire, luminaire des bas-fonds tréfonds, inhumain quai des brumes
des faibles, mollassons, têtes folles; herbes se laissant pousser flatter au gré du vent sans gravité aucune, toute responsabilité anéantie.
déstabilisé, débile malhabile, avait perdu prise sur l'empire des choses, le chaos prenant emprise sur tout, destructrice force d'attraction
idées désordonnées idéaux astraux, molécules d'inerte volonté. Il était parti presque revenu, balançant entre l'être et le néant, flou floué
Le ramoneur de mots s'était ramené, romanichel rameutant ses troupes ses loups ses lapsus louvoyants, ses voyelles de voyou aveuglantes, ses
et craquantes telles des vices des viscères des craquelures dans son corps béni, pimpant, éreintant et palpitant d'envies de venin de vie...
Alité allumé enluminé par la fièvre, la tête tropicale les idées topiques il se vit morcelé par toutes sortes de visions éclatées, écarlates
et, les amarres larguées, lâché loose au large de sa folie ventriculaire, voguait-il ainsi, hilare..................... 21 grammes d'extase.
codes binaires musicaux, synesthésie endiablée. Comme les plantes ne lui réussissaient guère il préférait cultiver les amitiés particulières
dans l'absolu de lenteur, fantaisie de douleur, l'entêtement d'une fanfare dans sa tête claironnant des hymnes chiffrés des lettres rythmées
inondaient son ciel, son organisme de cesse envahi de sens insensés tapissant lotissant son cerveau embrumé enrubanné par cette fée absinthe
Il avait quitté son île sa ville son asile, animé d'une animosité qui n'était pas la sienne : il entendait des voix voyait des sons des mots
d'un lyrisme luxuriant effréné déjanté dégénéré déjouant les pronostics les pros, les tics éthiques et les TOC, tocade de tocard en fugue...
des mots flous lâchés, fous. C'avait pris le déclic - scouic, pour retrouver le jeu - clic, le plaisir l'envol la libido des mots, le retour
Chapitre 8 - Toujours à la bourre toujours à la traîne à l'amour, amarré à ce bordel perpétuel il finit par retrouver le fil le flux le flow